January 17, 2018 – 10:41 am

Jeudi 18 janvier à partir de 19:30, à la Librairie Charybde, 129 rue de Charenton à Paris, lancement de SUSTO, follement mis en page par Laure Afchain, savamment corrigé par Pascale Doré et publié par les Éditions La Volte.

“Dans une Antarctique dégelée, la ville de Susto vit à l’ombre volcanique du mont Erebus. C’est un lieu plein d’espoir, de bruits, de luttes et de rêves fragiles; comme partout ailleurs, on y vit dans l’attente de la fin.” (Pitch de Léo Henry)

Venez trinquer !

 

 

 

 

 

 

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2017

January 8, 2018 – 12:00 pm

Few Of Us dans le Best-Of 2017 de Charybde Deux !

“Pendant, après et plus tard, seize nouvelles mystérieuses, trompeuses et joueuses recomposent quelques champs de mines du réel.” 

Toute la liste ICI.


Bientôt

January 3, 2018 – 11:12 am

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Retard de com

December 20, 2017 – 4:59 pm

Novella Di Giorgi a pris ces photos le 17 décembre lors des Dimanches du Conte.

J’y lisais quelques extraits de mes textes pour la pièce Troi(e)s montée par Matthieu Epp.

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10 décembre Strasbourg

December 8, 2017 – 11:03 am

De 16 à 17 heures Sísifo se sent et s’entend aux Archives de Strasbourg. 

De retour d’une exploration du champ de bataille de la Cité Universitaire de Madrid (1936) – aujourd’hui un joli parc boisé – ils vous feront part de leurs découvertes. Par des lectures, projections, et enregistrements sonores, ils resitueront quelques fragments de ce qui demeure. Des traces de ce que la guerre civile espagnole raconte encore, quatre-vingt ans plus tard, sur l’Europe et sur les luttes sociales, sur les nationalismes, sur la mémoire que nous avons en partage.

Toutes les infos ICI.


F.O.U est un café

November 24, 2017 – 10:19 am

Laurent Kloetzer a dégusté Few Of Us les dents un peu serrées.

Il s’explique ici.

Et un ristretto, un !


Madrid en guerre

November 20, 2017 – 12:04 pm

Visite et témoignages.

La semaine dernière, c’était Madrid en guerre.

Un voyage en compagnie de Léo Henry dans le cadre de l’expérience narrative SÍSIFO.

Merci à Vera Bartolome, Antonio Ortiz et Antonio Morcillo.

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Un dernier livre…

November 17, 2017 – 5:11 pm

… avant la fin du monde.

Anne aime Few Of Us et le dit ici


Troies. Encore.

November 10, 2017 – 5:45 pm


De retour d’Alsace.

Émue et impressionnée de l’interprétation de mes textes par le conteur Matthieu Epp, les musiciens Anil Eraslan et Fred Guérin.

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photo : Bart Kootstra

Après trois soirs (et plusieurs matinées) à Saverne, le spectacle se joue le 1er décembre à Oberhausbergen.

Informations ICI.


November 6, 2017 – 11:44 am

 

 Il y a deux ans (peut-être plus, ma mémoire flanche) Matthieu Epp s’est dit “ah tiens, pourquoi ne pas porter l’Iliade sur les planches et demander à un auteur de bosser dessus ?”. L’auteur, c’était moi. Demain se joue la première de 

Troi(e)s

 

Avec Matthieu Epp (voix), Anil Eraslan (violoncelle), Fred Guérin (batterie). Si tu es du côté de Saverne, viens !

En prime, je te donne ma note d’intention :

« Les jeunes sont de nouveau prêts pour la guerre ». Voici ce que constatait le géo-politologue Jean-Christophe Victor au terme d’une série d’interventions en lycée. J’ai entamé mon travail chargée de ce constat. Pour moi, raconter la guerre de Troie, c’était raconter, de biais, les enjeux de la géopolitique du XXIe siècle. Par ailleurs, je pensais devoir offrir un point de vue. Anouilh y chercha le pacifisme. Weil l’engagement. Borges la beauté. Baricco l’humanisme. Bradley le féminisme. Simmons le transhumanisme… Je pensais devoir attaquer cette fresque depuis ma petite encoche incrustée à la ligne du temps.

Rapidement, cet angle de vue m’a gênée. Il m’empêchait de faire le point. La chose que j’examinais demeurait floue, lointaine. Je ne comprenais pas.

J’ai donc délaissé les faits — pourtant laborieusement assimilés — pour comprendre. Comprendre les motivations des personnages sans en ôter la beauté à coups de dérision ethnocentrée. Héra n’est une cocue caractérielle qu’aux yeux du petit bourgeois supposément monogame. Achille n’est un fils à maman capricieux qu’aux yeux du noble biberonné aux idéaux saliques. Je ne voulais pas être coupable de ceci. Inique, froide, distante. Je ne voulais pas ajouter mon prisme. Un de plus. Ni plus éclairé ni plus éclairant que tous les autres.

Et puis j’avais profondément envie de faire ressentir la chaleur étouffante, la mer omniprésente, la plaine sèche, la sueur de l’attente, les nuits d’insomnie et le sang, le sang des hommes et des bêtes comme une offrande à l’indicible. Palper l’essence de ce que nous partageons avec les Grecs anciens : l’être au monde.

Chaque épisode, je l’ai donc désassemblé et réassemblé, disséqué et réanimé. Au lieu de piocher à la va-vite ce qu’il y a de supposément contemporain chez les Grecs anciens, j’ai voulu comprendre ce qu’il y a de grec ancien en moi.

Épurer. Ciseler. Ne garder que : la peur de mourir, le besoin d’appartenir, l’appel de l’immanence. Naviguer entre s’accomplir et risquer n’être rien. Exister au mieux, sans ployer. Rester vertical, mais petit. Se saôuler de ne pas tout contenir.

Raconter la guerre de Troie, c’est raconter une histoire.