Grand Prix de l'Imaginaire
Nout figure sur la long list du Grand Prix de l'Imaginaire !
Merci au jury !
Toute la sélection ici.
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Des nouveautés sur la page agenda !
luvan est une figure majeure des littératures de l’imaginaire. Elle se prête au jeu de notre Questionnaire de Bolaño. À l’image de son œuvre, ses réponses possèdent un humour remarquable et témoignent de la puissance de nos imaginaires.
Emmanuel Bouju m'a soumis son questionnaire préféré pour En Attendant Nadeau.
Lisez-le en intégralité ici.
+L'auteur Gabriel Marcoux-Chabot, rencontré à Nantes, aux Utopiales, et devenu instantanément un camarade, a lu Agrapha.
Voilà ce qu'il en dit sur une plate-forme sociale (et qui me touche profondément) :
Dernier livre lu en 2025, premier livre lu en 2026 (parce que je n’ai pas résisté à l’envie de m’y replonger quelques jours à peine après l’avoir terminé une première fois), Agrapha représente l’expérience de lecture la plus belle, la plus étrange et la plus fascinante qu’il m’ait été donné de vivre depuis longtemps (à bien y penser, seul Le dictionnaire khazar de Milorad Pavić, lu il y a une vingtaine d’années, m’a procuré des sensations relativement similaires). L’objet lui-même est magnifique : édité avec soin, il présente des variations typographiques aussi signifiantes qu’esthétiques et des effets de mise en page à l’avenant : texte « standard », imitation d’écriture manuscrite, pseudo-parchemin… Il suffit de le tenir, de le feuilleter, pour avoir envie de s’y plonger. Et quelle plongée! Tout d’abord, une première partie nous invite, glossaire et notes de traduction à l’appui, à déchiffrer un ensemble de textes soi-disant écrits en latin médiéval par huit femmes issues de diverses nations appartenant à une obscure communauté spirituelle de la fin du Xe siècle. Bien que déroutante au départ, la proposition se révèle fascinante, envoutante, étrangement sensuelle et étonnamment satisfaisante. Le choc des langues, la poésie qui en émerge, la vision du monde qui s’en dégage… cette immersion dans une sensibilité médiévale qui nous échappe et nous rejoint tout à la fois… il y a là une richesse, une beauté que je n’ai trouvée nulle part ailleurs. Et ce n’est que le début. Après cette première partie, une deuxième présente le journal de la traductrice, écartelée entre le présent de sa quête et l’expérience vieille de mille ans de ces femmes avec lesquelles d’étranges liens commencent à se nouer… De nouveaux fragments de textes anciens apparaissent. Des événements mystérieux surviennent, dans le présent comme dans le passé. Pour le lecteur, les sources d’étonnement se multiplient. Fente soudaine, viri fusci, uo-mori… Le monde vacille en même temps qu’il s’approfondit. Et la troisième partie, fac-similé d’un parchemin prétendument reçu par l’éditeur en même temps que le journal de la traductrice, mène le lecteur de stupeurs en ébahissements. Inutile d’en dire plus pour l’instant. D’ailleurs, tout n’est pas écrit [agrapha] dans ce roman qui vous absorbe tel un marécage bienfaisant. Troublante immersion. Fabuleux ensevelissement. Que dire? J’aime ce livre. J’aime les femmes qui le traversent. Et je fais mienne cette phrase que l’une d’entre elles écrit : « Au cœur de la tourmente, j’aime […] être elles, ne pas comprendre […], et boire le monde par leurs yeux. »
luvan, Agrapha, Clamart, La Volte, 2020.

Crédits : Gabriel Marcoux-Chabot
Je viens de découvrir, sur une instance francophone de Bookwyrm les très belles recensions que Ameimse a faites de Nout, Agrapha et Derrière le Grillage.
Extraits :
C'est aussi une expérience hors ou par-delà les genres, déstabilisant ce qui est censé séparer des catégories contemporaines qui sont renvoyées à leur caractère artificiel : l'historique et le fantastique, le fictif et le réel... En nous plongeant dans le haut Moyen Âge occidental, les thèmes traités qui s'entremêlent sont aussi particulièrement riches et d'actualité : il est question de place des femmes dans la société, de rapports au vivant, d'affranchissement de hiérarchies sociales...
(Agrapha)C'est ainsi une histoire d'évolution sans conquête, sans héro·ïnes, que 'Nout' esquisse au fil d'une magnifique ode au vivant et à ce que peut l'imaginaire.
(Nout)C'est une lecture tour à tour immersive et déroutante, très riche et formellement à part, avec des passages d'une puissance évocatrice et poétique rare.
(Cant)
On peut les lire intégralement ici, ici, et là.
Toutes les lectures d'Ameimse sur Bookwyrm ici.
+Julien Delorme dit tout le bien qu'il pense de Derrière le Grillage et de ma contribution, la novella Cant, ici.
Extrait :
+Ce texte est magnifique et recèle une charge poétique puissante : figures de femmes fascinantes, considérations sur le langage, l’émotion et la mémoire. Ici bien sûr, ce sont les statues du thème original qui ont été placées au coeur du texte, et là encore, le rapport au thème de départ ouvre un nouveau jeu d’interprétations : qu’est-ce que pouvaient signifier les statues dans l’esprit du petit garçon qui les regardait au travers du grillage ? Cette image conservée dans l’esprit d’un enfant jusqu’à son âge adulte signifierait-il quelque-chose qu’il faudrait décrypter? Sans doute, mais pour ceci, encore faudrait-il comprendre le langage. Alors luvan invente celui-ci.
Je profite d'être un peu malade pour faire ma traditionnelle mixtape saisonnière de folk expérimentale !
Une bande son tendue entre trois humeurs : patiner comme des lutins sur de la glace brillante, hygge commes des trolls et pratiquer une forme radicale d'hibernation.
Vous entendrez des voix (principalement féminines) de Grèce, du Mexique, des îles britanniques, d'Afrique du Sud, de Catalogne, de Californie, du Portugal, de Slovénie, de Bosnie, du Koweit, d'Autriche et d'Ukraine.
Bonne écoute !
+luvan fait la critique, fulgurante, poétique, de Lavinia, ultime roman d'Ursula K. Le Guin, où la femme d'Égée a le premier rôle. Dans ce "récit de métamorphose et de confiance", "nous sommes les lieux => topoï. Où tout peut advenir. Où tout, déjà, est mille fois advenu."
Mon texte sur Lavinia contribue au numéro 230 du magique En Attendant Nadeau, et en lecture libre en ligne, pendant quelque temps, sur le site :
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2025/10/28/topoi/
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