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Agrapha lu par Gabriel Marcoux-Chabot

L'auteur Gabriel Marcoux-Chabot, rencontré à Nantes, aux Utopiales, et devenu instantanément un camarade, a lu Agrapha.

Voilà ce qu'il en dit sur une plate-forme sociale (et qui me touche profondément) :

Dernier livre lu en 2025, premier livre lu en 2026 (parce que je n’ai pas résisté à l’envie de m’y replonger quelques jours à peine après l’avoir terminé une première fois), Agrapha représente l’expérience de lecture la plus belle, la plus étrange et la plus fascinante qu’il m’ait été donné de vivre depuis longtemps (à bien y penser, seul Le dictionnaire khazar de Milorad Pavić, lu il y a une vingtaine d’années, m’a procuré des sensations relativement similaires). L’objet lui-même est magnifique : édité avec soin, il présente des variations typographiques aussi signifiantes qu’esthétiques et des effets de mise en page à l’avenant : texte « standard », imitation d’écriture manuscrite, pseudo-parchemin… Il suffit de le tenir, de le feuilleter, pour avoir envie de s’y plonger. Et quelle plongée! Tout d’abord, une première partie nous invite, glossaire et notes de traduction à l’appui, à déchiffrer un ensemble de textes soi-disant écrits en latin médiéval par huit femmes issues de diverses nations appartenant à une obscure communauté spirituelle de la fin du Xe siècle. Bien que déroutante au départ, la proposition se révèle fascinante, envoutante, étrangement sensuelle et étonnamment satisfaisante. Le choc des langues, la poésie qui en émerge, la vision du monde qui s’en dégage… cette immersion dans une sensibilité médiévale qui nous échappe et nous rejoint tout à la fois… il y a là une richesse, une beauté que je n’ai trouvée nulle part ailleurs. Et ce n’est que le début. Après cette première partie, une deuxième présente le journal de la traductrice, écartelée entre le présent de sa quête et l’expérience vieille de mille ans de ces femmes avec lesquelles d’étranges liens commencent à se nouer… De nouveaux fragments de textes anciens apparaissent. Des événements mystérieux surviennent, dans le présent comme dans le passé. Pour le lecteur, les sources d’étonnement se multiplient. Fente soudaine, viri fusci, uo-mori… Le monde vacille en même temps qu’il s’approfondit. Et la troisième partie, fac-similé d’un parchemin prétendument reçu par l’éditeur en même temps que le journal de la traductrice, mène le lecteur de stupeurs en ébahissements. Inutile d’en dire plus pour l’instant. D’ailleurs, tout n’est pas écrit [agrapha] dans ce roman qui vous absorbe tel un marécage bienfaisant. Troublante immersion. Fabuleux ensevelissement. Que dire? J’aime ce livre. J’aime les femmes qui le traversent. Et je fais mienne cette phrase que l’une d’entre elles écrit : « Au cœur de la tourmente, j’aime […] être elles, ne pas comprendre […], et boire le monde par leurs yeux. »
luvan, Agrapha, Clamart, La Volte, 2020.

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Crédits : Gabriel Marcoux-Chabot

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Bookwyrm

Je viens de découvrir, sur une instance francophone de Bookwyrm les très belles recensions que Ameimse a faites de Nout, Agrapha et Derrière le Grillage.

Extraits :

C'est aussi une expérience hors ou par-delà les genres, déstabilisant ce qui est censé séparer des catégories contemporaines qui sont renvoyées à leur caractère artificiel : l'historique et le fantastique, le fictif et le réel... En nous plongeant dans le haut Moyen Âge occidental, les thèmes traités qui s'entremêlent sont aussi particulièrement riches et d'actualité : il est question de place des femmes dans la société, de rapports au vivant, d'affranchissement de hiérarchies sociales...
(Agrapha)

C'est ainsi une histoire d'évolution sans conquête, sans héro·ïnes, que 'Nout' esquisse au fil d'une magnifique ode au vivant et à ce que peut l'imaginaire.
(Nout)

C'est une lecture tour à tour immersive et déroutante, très riche et formellement à part, avec des passages d'une puissance évocatrice et poétique rare.
(Cant)

On peut les lire intégralement ici, ici, et .

Toutes les lectures d'Ameimse sur Bookwyrm ici.

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Julien derrière le grillage

Julien Delorme dit tout le bien qu'il pense de Derrière le Grillage et de ma contribution, la novella Cant, ici.

Extrait :

Ce texte est magnifique et recèle une charge poétique puissante : figures de femmes fascinantes, considérations sur le langage, l’émotion et la mémoire. Ici bien sûr, ce sont les statues du thème original qui ont été placées au coeur du texte, et là encore, le rapport au thème de départ ouvre un nouveau jeu d’interprétations : qu’est-ce que pouvaient signifier les statues dans l’esprit du petit garçon qui les regardait au travers du grillage ? Cette image conservée dans l’esprit d’un enfant jusqu’à son âge adulte signifierait-il quelque-chose qu’il faudrait décrypter? Sans doute, mais pour ceci, encore faudrait-il comprendre le langage. Alors luvan invente celui-ci.

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Mixtape hivernale

LA MIXTAPE EST DE RETOUR

Je profite d'être un peu malade pour faire ma traditionnelle mixtape saisonnière de folk expérimentale !

Une bande son tendue entre trois humeurs : patiner comme des lutins sur de la glace brillante, hygge commes des trolls et pratiquer une forme radicale d'hibernation.

Vous entendrez des voix (principalement féminines) de Grèce, du Mexique, des îles britanniques, d'Afrique du Sud, de Catalogne, de Californie, du Portugal, de Slovénie, de Bosnie, du Koweit, d'Autriche et d'Ukraine.

Bonne écoute !

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Lavinia

luvan fait la critique, fulgurante, poétique, de Lavinia, ultime roman d'Ursula K. Le Guin, où la femme d'Égée a le premier rôle. Dans ce "récit de métamorphose et de confiance", "nous sommes les lieux => topoï. Où tout peut advenir. Où tout, déjà, est mille fois advenu."

Mon texte sur Lavinia contribue au numéro 230 du magique En Attendant Nadeau, et en lecture libre en ligne, pendant quelque temps, sur le site :

https://www.en-attendant-nadeau.fr/2025/10/28/topoi/

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Mille Mondes en Un

Des livres voltés à ses multiples expérimentations artistiques, luvan a marqué et continue d’impressionner les imaginaires francophones et d’autres phonies. Artiste dans l’âme et dans sa chair, elle est là où le collectif importe, se tenant à la frontière de plusieurs mondes poétiques. luvan continue de performer partout où le besoin se fait ressentir. Les Mille Mondes vous propose une conversation avec luvan. Allons à sa rencontre.

Un long entretien mené par Matiou sur le site des Mille Mondes.

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Un grain de non-écrit

Azélie Fayole (Un grain de lettres) décrypte Agrapha sur sa chaîne vidéo. C'est ici.

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En haut

Pré-annonce publication !

Je continue d'explorer le lieu fantôme de l'éditeur Xavier Vernet (Scylla) avec un hommage à la folk horror psychédélique des 70es.

Ma novella Maladita. Senesca. Dissensia. perchée au sommet des Alpes italiennes, paraîtra début 2027 dans le tome 2 du projet Derrière Le Grillage, illustrée par Arnaud Maniak, dont voici un des premiers croquis.

Arnaud

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