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Entre Charybde et Nout

Comme il y a une « matière de Bretagne », il y aurait ainsi, et de plus en plus, une véritable « matière de luvan », lui permettant cette fois de développer pour nous, avec malice et justesse, une astropoétique cosmique qui s’affirme, naturellement, comme éminemment politique.

Le pétillant et brillant Hugues Robert (Librairie Charybde / Le Monde des Livres) propose une lecture (généreusement comparée, comme à son habitude) de Nout.

Toute la chronique ici.

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Prix de Printemps

L'anthologie Soleil·s aux éditions La Volte, dans laquelle figure ma nouvelle Panoptikum__ (sorte de mini-Nout) a reçu le prix Bob Morane. Un prix auquel je tiens particulièrement car il a consacré une de mes toutes première publications.

Figurent également au sommaire quatre de mes grandes amies d'écriture et IRL, les anciennes (amies, j'entends) Sabrina Calvo et Li-Cam et les nouvelles Ezra Pontonnier et Aiki Mira.

L'anthologie Derrière Le Grillage, projet fou de mémoire-fiction et de statue-punk initié par l'éditeur Xavier Vernet, et dans laquelle figure ma novella Cant, est quant à elle shortlistée pour le Grand Prix de l'Imaginaire.

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Agrapha émietté

La youtubeuse Miettes a élu Agrapha sa lecture de l'année et s'en ouvre ici :

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Chère Annemarie

Lors d'un entretien donné au site littéraire En Attendant Nadeau, j'ai avoué mon admiration d'adulescente pour la journaliste, photographe et autrice suisse Annemarie Schwarzenbach.

Peu après, Sébastien Omont m'a invitée à écrire un texte sur elle.

On trouve ce texte, pour lequel je me suis retournée-dépecée, ici :

https://www.en-attendant-nadeau.fr/2026/04/04/liebe-annemarie/

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Annemarie Schwarzenbach, Zürich 1938, Breslauer, Marianne (1909-2001
Private Collection/Bridgeman Images © Walter & Konrad Feilchenfeldt/Fotostiftung Schweiz

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En attendant…

luvan est une figure majeure des littératures de l’imaginaire. Elle se prête au jeu de notre Questionnaire de Bolaño. À l’image de son œuvre, ses réponses possèdent un humour remarquable et témoignent de la puissance de nos imaginaires.

Emmanuel Bouju m'a soumis son questionnaire préféré pour En Attendant Nadeau.

Lisez-le en intégralité ici.

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Agrapha lu par Gabriel Marcoux-Chabot

L'auteur Gabriel Marcoux-Chabot, rencontré à Nantes, aux Utopiales, et devenu instantanément un camarade, a lu Agrapha.

Voilà ce qu'il en dit sur une plate-forme sociale (et qui me touche profondément) :

Dernier livre lu en 2025, premier livre lu en 2026 (parce que je n’ai pas résisté à l’envie de m’y replonger quelques jours à peine après l’avoir terminé une première fois), Agrapha représente l’expérience de lecture la plus belle, la plus étrange et la plus fascinante qu’il m’ait été donné de vivre depuis longtemps (à bien y penser, seul Le dictionnaire khazar de Milorad Pavić, lu il y a une vingtaine d’années, m’a procuré des sensations relativement similaires). L’objet lui-même est magnifique : édité avec soin, il présente des variations typographiques aussi signifiantes qu’esthétiques et des effets de mise en page à l’avenant : texte « standard », imitation d’écriture manuscrite, pseudo-parchemin… Il suffit de le tenir, de le feuilleter, pour avoir envie de s’y plonger. Et quelle plongée! Tout d’abord, une première partie nous invite, glossaire et notes de traduction à l’appui, à déchiffrer un ensemble de textes soi-disant écrits en latin médiéval par huit femmes issues de diverses nations appartenant à une obscure communauté spirituelle de la fin du Xe siècle. Bien que déroutante au départ, la proposition se révèle fascinante, envoutante, étrangement sensuelle et étonnamment satisfaisante. Le choc des langues, la poésie qui en émerge, la vision du monde qui s’en dégage… cette immersion dans une sensibilité médiévale qui nous échappe et nous rejoint tout à la fois… il y a là une richesse, une beauté que je n’ai trouvée nulle part ailleurs. Et ce n’est que le début. Après cette première partie, une deuxième présente le journal de la traductrice, écartelée entre le présent de sa quête et l’expérience vieille de mille ans de ces femmes avec lesquelles d’étranges liens commencent à se nouer… De nouveaux fragments de textes anciens apparaissent. Des événements mystérieux surviennent, dans le présent comme dans le passé. Pour le lecteur, les sources d’étonnement se multiplient. Fente soudaine, viri fusci, uo-mori… Le monde vacille en même temps qu’il s’approfondit. Et la troisième partie, fac-similé d’un parchemin prétendument reçu par l’éditeur en même temps que le journal de la traductrice, mène le lecteur de stupeurs en ébahissements. Inutile d’en dire plus pour l’instant. D’ailleurs, tout n’est pas écrit [agrapha] dans ce roman qui vous absorbe tel un marécage bienfaisant. Troublante immersion. Fabuleux ensevelissement. Que dire? J’aime ce livre. J’aime les femmes qui le traversent. Et je fais mienne cette phrase que l’une d’entre elles écrit : « Au cœur de la tourmente, j’aime […] être elles, ne pas comprendre […], et boire le monde par leurs yeux. »
luvan, Agrapha, Clamart, La Volte, 2020.

Photo
Crédits : Gabriel Marcoux-Chabot

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Bookwyrm

Je viens de découvrir, sur une instance francophone de Bookwyrm les très belles recensions que Ameimse a faites de Nout, Agrapha et Derrière le Grillage.

Extraits :

C'est aussi une expérience hors ou par-delà les genres, déstabilisant ce qui est censé séparer des catégories contemporaines qui sont renvoyées à leur caractère artificiel : l'historique et le fantastique, le fictif et le réel... En nous plongeant dans le haut Moyen Âge occidental, les thèmes traités qui s'entremêlent sont aussi particulièrement riches et d'actualité : il est question de place des femmes dans la société, de rapports au vivant, d'affranchissement de hiérarchies sociales...
(Agrapha)

C'est ainsi une histoire d'évolution sans conquête, sans héro·ïnes, que 'Nout' esquisse au fil d'une magnifique ode au vivant et à ce que peut l'imaginaire.
(Nout)

C'est une lecture tour à tour immersive et déroutante, très riche et formellement à part, avec des passages d'une puissance évocatrice et poétique rare.
(Cant)

On peut les lire intégralement ici, ici, et .

Toutes les lectures d'Ameimse sur Bookwyrm ici.

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Julien derrière le grillage

Julien Delorme dit tout le bien qu'il pense de Derrière le Grillage et de ma contribution, la novella Cant, ici.

Extrait :

Ce texte est magnifique et recèle une charge poétique puissante : figures de femmes fascinantes, considérations sur le langage, l’émotion et la mémoire. Ici bien sûr, ce sont les statues du thème original qui ont été placées au coeur du texte, et là encore, le rapport au thème de départ ouvre un nouveau jeu d’interprétations : qu’est-ce que pouvaient signifier les statues dans l’esprit du petit garçon qui les regardait au travers du grillage ? Cette image conservée dans l’esprit d’un enfant jusqu’à son âge adulte signifierait-il quelque-chose qu’il faudrait décrypter? Sans doute, mais pour ceci, encore faudrait-il comprendre le langage. Alors luvan invente celui-ci.

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